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"A force de
regarder le bois, de le couper dans tous les sens, ce qui,
dans mes confrontations avec ce matériau, l'a emporté sur
les autres considérations, a été d'y retrouver toujours
écrite l'histoire de l'arbre. De la lecture, au cours de
laquelle je ne fais qu'animer et mettre en évidence ses
lignes de vie, à l'écriture, il ne s'agit que d'élaborer
en commun un langage de signes. Le bois étant autant mon
modèle que mon matériau, ce sont nos mémoires qui
s'échangent lorsque je greffe sur sa réalité celle de mon
propre voyage.
Méandres ou
droit fil de nos vies respectives, la notion de temps est
omniprésente : j'aime cependant insister sur la vanité qui
consisterait à lui résister, en donnant un petit coup de
main à l'érosion. paradoxe de l'oeuvre du temps qui rend
sécurisant ce qu'il a fragilisé. C'est une autre forme de
vanité, mais c'est aussi la seule défense du
sculpteur."
Jean-Léonard Stoskopf
catalogue de MAC
2000 Art 88, Grand-Palais, Paris du 9 au 18 Décembre 1988.
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